Changer de métier ? Changer d’entreprise ? Se reconvertir ? Évoluer en interne ? Ou simplement retrouver une manière de travailler qui nous correspond davantage ?

Lorsqu’on commence à questionner sa carrière, le premier réflexe est souvent de chercher des métiers.

On consulte des fiches de poste, on fait des tests, on regarde les offres d’emploi, on se demande quelles compétences sont transférables…

Tout cela est évidemment utile.

Mais dans les bilans de compétences ou les coaching professionnels que j’accompagne, j’aime commencer un peu plus en amont avec une autre question :

Avant de chercher ce que vous pourriez faire, savez-vous réellement comment vous fonctionnez et ce dont vous avez besoin ?

C’est notamment dans cette logique que j’utilise le Human Design comme outil complémentaire de connaissance de soi.

Et non, votre Human Design ne va pas vous révéler le métier que vous êtes « destiné » à exercer.

Ce serait beaucoup trop simple.

Le Human Design, c’est quoi exactement ?

Le Human Design est un système de connaissance de soi qui propose, à partir des données de naissance, une représentation appelée BodyGraph.

Cette lecture aborde notamment la manière dont une personne prend ses décisions, utilise son énergie, interagit avec son environnement ou peut être influencée par celui-ci.

Le système s’appuie sur plusieurs traditions et concepts, mais il est important de préciser qu’il ne constitue pas une méthode scientifiquement validée de psychologie ou d’orientation professionnelle.

C’est pour cette raison que, dans mes accompagnements, je ne l’utilise jamais comme un diagnostic ou comme un outil qui détiendrait une vérité sur la personne.

Je l’utilise pour ce qu’il peut apporter de particulièrement intéressant : des questions.

Des questions qui permettent parfois de regarder son parcours professionnel sous un autre angle.

Human Design et carrière, lecture d'une carte de Human Design

Quel rapport entre Human Design et carrière ?

On peut parfaitement avoir les compétences nécessaires pour exercer un métier et ne pas être heureux dans la façon dont on l’exerce.

C’est une nuance importante.

Une personne peut, par exemple, aimer profondément son domaine d’activité mais avoir besoin de beaucoup plus d’autonomie.

Une autre peut apprécier son métier mais souffrir d’un environnement trop solitaire.

Une personne peut avoir besoin de variété, de mouvement et de projets alors que son poste est devenu extrêmement routinier.

Une autre peut être très compétente dans des fonctions managériales parce qu’elle les exerce depuis dix ans… sans que le management soit réellement ce qui lui donne de l’énergie.

Et c’est souvent là que les réflexions deviennent intéressantes.

La question n’est plus seulement :

« Quel métier est fait pour moi ? »

Mais plutôt :

« Dans quelles conditions ai-je besoin d’exercer mon métier pour me sentir bien ? »

Et ce n’est pas du tout la même réflexion.

Ce que le Human Design peut venir questionner professionnellement

Lorsque je l’intègre dans un accompagnement, je peux notamment m’en servir pour ouvrir une réflexion autour de la prise de décision, du rapport à l’énergie, de l’autonomie, de la relation aux autres, de la reconnaissance, de la pression ou encore de l’environnement professionnel.

Mais ce qui m’intéresse particulièrement, ce sont les moments où la personne me dit :

« Ah oui, ça, je le ressens depuis longtemps. »

Parce que derrière cette phrase, il y a souvent quelque chose à aller explorer.

Pas parce que le Human Design vient de révéler une vérité.

Mais parce qu’il vient parfois mettre des mots ou une question sur une expérience déjà vécue par la personne.

Et ensuite, nous confrontons cette hypothèse au réel.

Cas concret : « Je pensais que je devais changer de métier »

Prenons l’exemple d’une personne qui arrive en bilan de compétences avec une conviction assez forte :

« Mon métier ne me correspond plus. »

Elle exerce pourtant son métier depuis plusieurs années, possède de solides compétences et a longtemps apprécié ce qu’elle faisait.

En avançant dans le bilan, nous nous rendons compte que le problème n’est peut-être pas tant son métier que les conditions dans lesquelles elle l’exerce aujourd’hui.

Son poste a progressivement évolué.

Moins d’autonomie.
Plus de procédures.
Moins de terrain.
Davantage de reporting.
Moins de relations humaines ( 👋Coucou le télétravail).

Le travail sur son parcours, ses motivations et ses besoins, complété par les questions soulevées lors de la lecture de son Human Design, permet alors d’envisager une autre hypothèse :

Et si elle n’avait pas besoin de changer complètement de métier, mais de retrouver un environnement professionnel plus compatible avec son fonctionnement ?

La suite du bilan devient alors très différente.

On ne cherche plus forcément une reconversion totale. On peut explorer une autre entreprise, un autre secteur, une évolution du poste ou une autre organisation du travail.

C’est exactement pour cela que la connaissance de soi est importante : elle évite parfois de chercher une solution au mauvais endroit.

Autre situation : « Je suis capable de le faire, mais ça m’épuise »

C’est également quelque chose que je rencontre régulièrement en accompagnement.

Nous avons parfois développé certaines compétences parce que notre parcours nous y a amenés.

Avec l’expérience, nous pouvons même devenir très bons dans ces domaines.

Mais être compétent ne signifie pas nécessairement être épanoui.

Une personne peut être excellente pour gérer les urgences, absorber énormément de responsabilités ou prendre systématiquement les décisions pour les autres.

Sur son CV, cela devient une force.

Mais lorsqu’on regarde ce qu’elle ressent réellement, elle peut aussi expliquer qu’elle termine ses semaines complètement épuisée.

Le bilan de compétences permet alors de distinguer plusieurs choses :

Ce que je sais faire.
Ce que j’aime faire.
Ce qui me donne de l’énergie.
Ce qui m’en demande beaucoup.
Et ce que je souhaite continuer à faire demain.

Le Human Design peut venir enrichir ce questionnement, mais la réponse appartient toujours à la personne.

Le Human Design ne remplace pas un bilan de compétences

C’est probablement le point auquel je tiens le plus.

Faire une lecture Human Design et réaliser un bilan de compétences sont deux démarches différentes.

Dans un bilan, nous travaillons sur le parcours professionnel, les compétences acquises et transférables, les motivations, les valeurs, les besoins, les contraintes personnelles et professionnelles, les pistes métiers, la réalité du marché, les éventuels besoins de formation et la construction d’un plan d’action concret.

Le Human Design peut venir compléter cette réflexion, mais il ne remplace aucun de ces éléments.

Je le croise donc avec ce que la personne me raconte et surtout avec ce que son parcours permet d’observer.

Si une information issue de la lecture ne lui parle absolument pas ?

Nous ne cherchons pas à la faire rentrer dedans.

Se connaître avant de vouloir absolument se réinventer

Il existe aujourd’hui énormément de discours autour de la reconversion professionnelle.

Et parfois, lorsqu’on ne va plus bien au travail, on pense immédiatement :

« Il faut que je fasse complètement autre chose. »

Ce sera parfois effectivement la bonne décision.

Mais pas toujours.

Le problème peut aussi venir de l’entreprise, du management, du niveau d’autonomie, des horaires, du rythme, du manque de sens, du manque de relations, d’un poste qui a évolué ou tout simplement d’une manière de travailler devenue incompatible avec nos besoins.

C’est pourquoi j’accorde une place importante à la connaissance de soi dans mes bilans de compétences à Colmar et à distance.

Avant de déconstruire toute une carrière, il peut être intéressant de comprendre ce qui, précisément, ne convient plus.

Et à l’inverse, ce que nous voulons absolument préserver.

Ce que je cherche à faire dans mes accompagnements

Je ne cherche pas à dire à une personne :

« Voilà qui vous êtes. »

Encore moins :

« Voilà le métier que vous devez exercer. »

Mon rôle est plutôt de créer les conditions pour qu’elle puisse comprendre son parcours avec davantage de recul, identifier ce qui lui correspond et ce qui ne lui correspond plus, ouvrir de nouvelles possibilités puis les confronter à la réalité.

Le Human Design est l’un des outils que je peux utiliser pour cela.

Parfois, il confirme quelque chose que nous avions déjà identifié.

Parfois, il permet de mettre des mots sur un ressenti.

Parfois, il provoque simplement une discussion que nous n’aurions peut-être pas eue autrement.

Et c’est déjà beaucoup.

Parce qu’au fond, construire une carrière qui nous correspond ne consiste peut-être pas seulement à trouver le bon métier.

Il s’agit aussi de trouver la bonne manière de travailler pour soi.


FAQ – Human Design, carrière et bilan de compétences

Le Human Design peut-il me dire quel métier choisir ?

Non. Et je serais très prudente avec toute approche prétendant pouvoir déterminer un métier uniquement à partir d’un Human Design. Dans mes accompagnements, il sert à questionner votre fonctionnement et vos besoins. Le choix d’un projet professionnel nécessite ensuite de prendre en compte vos compétences, vos motivations, vos contraintes, votre parcours et la réalité du marché de l’emploi.

Le Human Design est-il scientifique ?

Non. Le Human Design n’est pas une méthode scientifiquement validée d’évaluation psychologique ou d’orientation professionnelle. Je l’utilise comme une grille de connaissance de soi et de questionnement, et non comme un diagnostic ou une preuve objective sur la personnalité d’une personne.

Faut-il croire au Human Design pour que ce soit utile ?

Non. L’objectif n’est pas de vous demander d’adhérer à une croyance. Une information vous parle et permet d’ouvrir une réflexion intéressante ? Nous l’explorons. Elle ne correspond absolument pas à votre expérience ? Je ne cherche pas à vous convaincre du contraire.

Le Human Design peut-il être utile sans vouloir changer de métier ?

Oui, et c’est même parfois là que les prises de conscience sont les plus intéressantes. Vous pouvez découvrir que votre métier vous correspond encore mais que vous avez besoin de modifier votre environnement, votre organisation, votre niveau d’autonomie, votre positionnement ou vos responsabilités.

Où réaliser un bilan de compétences intégrant la connaissance de soi en Alsace ?

J’accompagne des personnes dans leur réflexion professionnelle à travers Nov’Assist à Kaysersberg près de Colmar, dans le Haut-Rhin, avec une approche qui accorde une place importante à la connaissance de soi. Les accompagnements peuvent également être réalisés à distance selon les modalités du bilan.


Vous traversez une période de questionnement professionnel ?

Vous vous reconnaissez dans cet article ?
Je propose des accompagnements pour vous aider à retrouver une direction professionnelle plus alignée.

En savoir plus sur le bilan de compétences :
Bilan de compétences Nov’Assist

Découvrir mon coachin carrière :
Programme MOVE

Vous pouvez également me contacter directement pour échanger sur votre situation et voir ensemble ce qui pourrait vous aider aujourd’hui.

Un soutien parfait lors de mon évaluation de compétences ! Sarah est à l’écoute, compréhensive et m’a beaucoup aidée à clarifier mon parcours professionnel et à définir mon projet.
Elle nous propose des exercices et des outils parfaitement conçus !
Grâce à ses conseils, j’ai pu mieux cerner mes objectifs de vie et redéfinir un nouveau projet !

Ophélie – Bilan de compétences

Article rédigé par Sarah, consultante en réalignement professionnel.
J’accompagne les personnes en quête de sens à retrouver une vie professionnelle plus alignée grâce au bilan de compétences, à la connaissance de soi et au coaching.

Sarah Lieber, coach carrière et consultante en bilan de compétences en Alsace

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